sadaf mohseni
Résumé
Résumé :
Dans l’interaction entre le français et le persan, la traduction est confrontée à deux limites fondamentales et récurrentes : premièrement, « l’intraduisible », c’est-à-dire des mots, des expressions ou des concepts qui semblent n’exister que dans une seule langue ou culture ...
Résumé :
Dans l’interaction entre le français et le persan, la traduction est confrontée à deux limites fondamentales et récurrentes : premièrement, « l’intraduisible », c’est-à-dire des mots, des expressions ou des concepts qui semblent n’exister que dans une seule langue ou culture et qui n’ont pas d’équivalent direct dans l’autre langue ; et deuxièmement, « l’implicite », c’est-à-dire ce que la langue suggère, insinue ou implique sans jamais l’énoncer clairement. Ces phénomènes, situés à la frontière entre linguistique, sémantique et études culturelles, sont mouvants et suscitent un débat entre ceux qui considèrent que rien n’est réellement traduisible et ceux qui estiment qu’un équivalent peut toujours être trouvé. L’intraduisible peut concerner des mots sans équivalent, des concepts culturels spécifiques ou des nuances de sens implicites. Dans la traduction entre le français et le persan, deux systèmes linguistiques et pragmatiques distincts, le traducteur doit constamment trouver un équilibre entre explicitation, fidélité à l’intention initiale et restitution naturelle du sens, tout en reconstruisant et réinterprétant le texte source.
Mots-clés : Traduction, intraduisible, implicite, français, persan, culture, linguistique
Esmaeel Farnoud; Hadi Dolatabadi
Résumé
Le discours politique est le lieu d’exprimer ses vues et promouvoir ses intérêts au détriment de celui de l’Autre. Sur la scène internationale, le passage d’une langue à l’autre est un contexte propice à l’entrée des mécanismes ...
Le discours politique est le lieu d’exprimer ses vues et promouvoir ses intérêts au détriment de celui de l’Autre. Sur la scène internationale, le passage d’une langue à l’autre est un contexte propice à l’entrée des mécanismes discursifs par les procédés de traduction imprégnés des ajustements relevant des idéologies du discours dominant de l’un ou l’autre pays. En nous basant sur le concept de reframing narratif de Baker, ainsi que le carré idéologique de van Dijk et l’habitus de Simeoni, nous nous intéressons aux exemples provenant des produits médiatiques et leurs traductions à partir des dynamiques franco-iraniennes. Nos analyses ont démontré qu’en se conformant au carré idéologique de van Dijk, les traducteurs des discours politiques s’efforce d’ajuster le discours politique de la langue source aux valeurs politiques, diplomatiques, religieuses et culturelles de la langue cible. Nous avons ainsi conclu que la traduction des discours politiques met le traducteur dans une posture sensible devant choisir entre neutralité ou ajustement lorsqu’il s’agit de la dichotomie « nous »/« eux » et la plupart du temps c’est à l’ajustement qu’il cède en présentant des traductions orientée, biaisée, manipulée ou reframée pour reprendre le terme de Baker.
Sedigheh Sherkatmoghadam; Farnaz Sassani; Mina Mazhari; Maryam Nezami
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Nadja d'André Breton est une œuvre par excellence du genre surréaliste, caractérisée par des phrases qui, dans leur structure sous-jacente, révèlent l'inconscient, l'illusion et l'imagination de l'écrivain. La présente étude, fondée ...
Nadja d'André Breton est une œuvre par excellence du genre surréaliste, caractérisée par des phrases qui, dans leur structure sous-jacente, révèlent l'inconscient, l'illusion et l'imagination de l'écrivain. La présente étude, fondée sur les théories de Jean Bellemin-Noël concernant «l'inconscient du texte», vise à examiner la traduction persane de Nadja faite par Kaveh Mirabbasi. Cette étude cherche à déterminer si le traducteur a effectivement recréé les éléments psychologiques dans la langue cible, qui se manifestent par l'écriture automatique, les rêves, les libres associations et l'utilisation d'éléments contrastés à la manière des surréalistes. Pour découvrir l'inconscient de l'écrivain, nous avons ensuite analysé le texte source en se concentrant sur ces éléments ainsi que sur la structure des phrases, la répétition thématique, les métaphores, les techniques, les choix de mots et les marqueurs textuels. Une étude contrastive avec le texte cible a permis de déterminer dans quelle mesure le traducteur a recréé ces aspects. Les résultats indiquent que Mirabbasi a largement réussi à recréer l’inconscient du texte grâce à la traduction littérale.
Shokouh Khodadad Hosseini; Tahereh Khameneh Bagheri
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La conception classique qui préconise la non-traduction des textes sacrés, est aujourd’hui fortement mise en question. Les études récentes réalisées par les traductologues et linguistes démontrent les paradoxes dans les différentes pratiques ...
La conception classique qui préconise la non-traduction des textes sacrés, est aujourd’hui fortement mise en question. Les études récentes réalisées par les traductologues et linguistes démontrent les paradoxes dans les différentes pratiques concernant le transfert du sens des métaphores dans les textes sacrés. Dans leur ouvrage The Theory and Practice of Translation, Nida et Taber développent le concept d'« équivalence dynamique » (« dynamic equivalence »), selon lequel une traduction réussie doit, avant tout, chercher des équivalences dans la langue-culture cible afin de produire le même effet que le texte original.Dans l’étude présente, nous essayons d’identifier les choix traductifs des mots de l'arabe en français dans la traduction de Muhammad Hamidullah et de Dr. Fakhri. Nous avons choisi les dix dernières sourates du Coran comme modèle, car elles contiennent des versets riches en métaphores et des mots difficiles à traduire, ce qui pose des défis aux traducteurs. Cette comparaison est faite selon la théorie de Nida et nous cherchons à répondre à la question : quelle traduction se rapproche le plus de la théorie de Nida ?
Ladane Motamedi; Fatémé Mostaghni Shadmahani
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Dans sa première œuvre, Les cerfs-volants de Kaboul, Khaled Hosseini, écrivain d’origine afghane d’expression anglaise, pratique un bilinguisme singulier dont la particularité réside dans l’usage du farsi au sein d’une narration en langue anglaise ...
Dans sa première œuvre, Les cerfs-volants de Kaboul, Khaled Hosseini, écrivain d’origine afghane d’expression anglaise, pratique un bilinguisme singulier dont la particularité réside dans l’usage du farsi au sein d’une narration en langue anglaise mais qui fait croire à un espace langagier monolingue où les locuteurs s’expriment effectivement en farsi. Est singulière aussi la traduction persane de cette œuvre qui doit ramener le texte à sa langue-culture d’origine. La question qui se pose alors est de savoir quelles peuvent être les particularités d’une telle traduction où le traducteur partage la langue maternelle de l’auteur et que le rapport classique entre l’Autre et le Soi est donc inversée. Pour étudier ce phénomène, nous avons choisi la traduction de Mahdi Ghabraii qui jouit d’un accueil favorable de la part des lecteurs iraniens. L’analyse des exemples relevés dans la traduction nous montre que le traducteur fait subir des modifications à l’original qui définissent une autre éthique en traduction et qui prouvent définitivement que le rapatriement et donc la communication peuvent être ici considérés comme le seul projet du traducteur, perçus d’ailleurs comme positifs.
Atefeh NAVARCHI; Nahid DJALILI MARAND; Zohreh Erfanian Shayesteh
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Le présent article se penche sur le concept d’équivalence en traduction dont le corpus constitue les extraits d’un roman autochtone canadien Kukum et leurs traductions en persan. L’auteur de l’ouvrage raconte la vie de son arrière-grand-mère. Dans cette ...
Le présent article se penche sur le concept d’équivalence en traduction dont le corpus constitue les extraits d’un roman autochtone canadien Kukum et leurs traductions en persan. L’auteur de l’ouvrage raconte la vie de son arrière-grand-mère. Dans cette biographie ayant comme toile de fond la description de la nature vierge, on a brossé un beau tableau des scènes où se déroulent différentes tranches de la vie des personnages. Certes, ce genre d’écriture exige l’emploi d’un langage rhétorique dans lequel la comparaison, la métaphore et la personnification prennent une place prépondérante. Afin de transférer ces figures de style, nous nous sommes interrogées sur les modalités de rendre ce registre littéraire aussi fidèlement que possible et de la sauvegarde de l’étrangeté du récit non sans présenter un texte compréhensible et agréable à lire pour le public persanophone. Lors de la traduction de l’ouvrage, nous avons été à cheval entre deux approches sourcière et cibliste en nous appuyant sur le concept d’équivalence tantôt formelle, tantôt dynamique, avancé par Eugen Nida, pour ainsi refléter le vouloir-dire de l’auteur sur tous les plans. Quant à la méthodologie, il s’agit d’une étude descriptive et analytique.
Adel Khanyabnejad; Mohammad Kheirinik
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On a considéré la première traduction du Gulistan de Saadi en français par André du Ryer en 1634 comme un tournant dans l’histoire des échanges culturels franco-iraniens. De ce point de vue, cette première traduction d’un chef-d’œuvre ...
On a considéré la première traduction du Gulistan de Saadi en français par André du Ryer en 1634 comme un tournant dans l’histoire des échanges culturels franco-iraniens. De ce point de vue, cette première traduction d’un chef-d’œuvre persan en France est très importante ; elle fait connaître Saadi et son Gulistan non seulement en France, mais aussi dans le monde occidental. Autrement dit, c’est l’œuvre qui initie l’Occident à la poésie persane. Cependant, en lisant attentivement le Gulistan ou l’Empire des Roses, nous découvrons d’abord que cette œuvre n’est pas une traduction complète et qu’ensuite, elle porte de fréquentes et graves erreurs de traduction. L’objet de notre article est d’étudier les défauts de cette traduction imparfaite, à savoir sa monotonie (la présentation matérielle du texte original non respectée), les ajouts, les suppressions et les modifications injustifiables (ceux qui dénaturent complètement le sens des idées de Saadi, allant parfois jusqu’à les contredire) et le contresens dont les exemples ne sont pas rares dans l’œuvre en question.
Rozhin sadat Razavi; Sharareh Chavoshian
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Pablo Neruda est l’un des plus grands poètes du vingtième siècle. Ce qui le distingue des autres, c’est la variété de sujets dans ses poésies et la langue simple et authentique qu’il y applique. Notre article a pour fin de faire une étude ...
Pablo Neruda est l’un des plus grands poètes du vingtième siècle. Ce qui le distingue des autres, c’est la variété de sujets dans ses poésies et la langue simple et authentique qu’il y applique. Notre article a pour fin de faire une étude comparative des traductions française et persane de l’un de ses recueils, intitulé Cent Sonnets d'Amour selon les théories de Henri Meschonnic, linguiste, poète et théoricien français, notamment d’après son point de vue sur l’ajout et la suppression dans les traductions ; nous allons illustrer cette recherche par des exemples extraits des textes tendus en français et en persan. Cela dit, l’objectif de notre recherche est de trouver des réponses aux questions concernant la possibilité de rapprocher la forme et le fond de la traduction de ceux du texte original entre deux langues sœurs (l’espagnol et le français) et entre celles qui semblent lointaines (l’espagnol et le persan).
Mina Mazhari; Patnea Seyedrahman
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L’hétérolinguisme amène la traduction à son majeur dilemme de refléter l’hétérogénéité ou de l’abandonner afin de présenter un texte homogène. Cet article propose d’examiner la question de la traduction ...
L’hétérolinguisme amène la traduction à son majeur dilemme de refléter l’hétérogénéité ou de l’abandonner afin de présenter un texte homogène. Cet article propose d’examiner la question de la traduction de l’hétérolinguisme à travers un regard contextuel porté sur la dimension hétérolingue de Parce que je t’aime et La fille de Brooklyn de Guillaume Musso et la traduction en persan de ces deux œuvres. Dans cette optique, après un bref aperçu théorique sur les motivations de l’hétérolinguisme, ses représentations ainsi que sa traduction, nous procéderons, dans un premier temps, à une analyse textuelle visant à observer la place , la fonction et les modalités de l’apparition de l’hétérolinguisme dans Parce que je t’aime et La fille de Brooklyn ; et puis, nous nous pencherons sur la problématique de la traduction de l’hétérolinguisme pour savoir comment et à quel degré l’hétérolinguisme présent au sein de ces deux œuvres est assumé dans les traductions en persan.
Fatemeh Mirza Ebrahim Tehrani
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Cet article présenté lors de la journée internationale des professeurs de français en 2019 débute par une courte description de la situation de l’enseignement universitaire de la traduction en Iran. Notre objectif est de montrer que l'enseignement pratique de la traduction doit être comme tout ...
Cet article présenté lors de la journée internationale des professeurs de français en 2019 débute par une courte description de la situation de l’enseignement universitaire de la traduction en Iran. Notre objectif est de montrer que l'enseignement pratique de la traduction doit être comme tout autre domaine d'enseignement créatif et innovant. L'innovation et l'avancement des connaissances sont les forces motrices de l'université, mais on constate que malgré les propositions des idées pour innover dans les cours pratiques de traduction la situation ne change pas, les méthodologies employées n’évoluent presque pas. Comment les formateurs doivent-ils innover pour adapter leur enseignement aux changements vécus par la société ? Nous allons montrer que l'innovation dans la formation des traducteurs passe par la formation des enseignants, la prise en compte de la composante métacognitive de l’apprentissage et la responsabilisation des apprenants dans le déroulement des cours. En donnant des rôles actifs aux apprenants on leur fait comprendre la valeur sociale de leur présence physique et surtout active dans la salle de cours. Cette mise en valeur des apprenants profite à toute la classe grâce à un apprentissage collaboratif.