Volume et l’édition: Volume 6, l’édition 12, Mars 2026 
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Imaginaire spatial perecquien : de l’espace géographique à l’espace construit

page 48-29

https://doi.org/10.22054/rlf.2026.90399.1231

محمدرحیم احمدی

Résumé L’imaginaire de l’espace chez Perec est multiple : cette notion recouvre toute une gamme d’éléments spatiaux réels et fictifs depuis les espaces géographiques et urbains jusqu’aux lieux familiers et non-lieux. On peut même prétendre à l’existence d’une cartographie des espaces perecquiens(on pense tout de suite à cette employée d’agence immobilière dans La Vie mode d’emploi, qui plan à la main et dans l’espace par excellence intermédiaire de l’escalier, veut montrer l’immeuble à un locataire) : l’espace de la ville et son aménagement, l’espace de vie individuel (appartement, maison, chambre, cabinet d’étude), l’espace mémoriel, l’espace ludique et textuel, etc.

L’imaginaire spatial perecquien s’inspire des faits et des observations, mais les dépasse largement et une partie essentielle chez Perec de la notion de l’espace est construite et fabriquée. Chaque œuvre de Perec est marquée par la présence des espaces spécifiques, à cette réserve près que dans son essai Espèces d’Espaces, l’exploration des espaces et la classification des lieux sont assez poussées : l’espace géographique et territorial (espace de la ville et du monde) fait bien partie du paradigme spatial perecquien.

Dans cet article, nous nous interrogerons sur l’espace perecquien, dans toutes ses dimensions et sur le rôle incontesté du regard qui nous aide à comprendre comment Perec imagine et organise divers espaces.

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Sujet et choix du sujet en français

page 78-49

https://doi.org/10.22054/rlf.2026.90596.1234

Mohsen Assibpour

Résumé Depuis toujours la notion de « sujet » constituait un lieu de controverse chez les linguistes, grammairiens et sémanticiens, de sorte que leurs contributions plus que de la déterminer, ont mené à en révéler la nature complexe. Cet article a pour but d'introduire un déplacement de perspective dans la façon dont on s'intéresse au sujet pour en limiter l’étude à ce qu’il présente, à la fois, de problématique et d’utile pour un cours de FLE : problématique, parce que, le sujet étant pour nous ce seuil d’entrée à la phrase qui n’est pourtant pas toujours et a priori disponible pour l’apprenant, celui-ci risque de se sentir d'ores et déjà bloqué pour s’exprimer en langue étrangère ; utile, parce qu'une fois trouvé, il change en un axe autour duquel germe la phrase et s'articulent ses composantes. Après avoir tracé - à travers des exemples dont la plupart sont fabriqués pour des raisons de démonstration - un panorama de ses subtilités intrinsèques, nous nous sommes proposé de définir quelques stratégies susceptibles d'aider les apprenants dans leur choix du sujet et par là même, dans leurs productions en langue cible. Nous les avons dénommées : stratégie de « sujet allié », de « sujet co-sémique » et de « sujet synthétique ».

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La Nature comme espace de résistance et d’identité : étude croisée de Désert et du Voyage à Rodrigues de J. M. G. Le Clézio

page 118-79

https://doi.org/10.22054/rlf.2026.88992.1223

Naimeh Barimani, Anahita Sadat Ghaemmaghami, Annette Abkeh

Résumé Cet article explore le thème de la nature comme espace de résistance, de mémoire et de quête identitaire dans Désert et Voyage à Rodrigues de Le Clézio. À travers une analyse comparative, nous examinons comment ces deux œuvres, l'un roman et l'autre récit autobiographique, tissent une réflexion commune sur l’exil et les paysages désertiques. De quelles manières cette réflexion s'articule-t-elle à travers ces œuvres? Dans Désert, Lalla incarne une résistance poétique face à l’effacement culturel tandis que Voyage à Rodrigues retrace une quête généalogique où l’île devient un espace de méditation et de réconciliation avec le passé. À travers ce livre, Le Clézio cherche son identité et tente de trouver les régions où vivait son grand-père, dans l'espoir d'y renouer avec la nature. L'importance de cette recherche réside dans le fait qu'en mêlant lyrisme et engagement, Le Clézio arrive à démontrer que par l'intermédiaire d'une écriture oscillant entre déracinement et enracinement, et en interrogeant notre rapport aux territoires réels et imaginaires, la nature se donne à percevoir comme une langue, à la fois refuge spirituel et lieu de tension entre tradition et modernité.

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Du quotidien au mythe personnel : Étude durandienne de trois récits de Pirzad

page 119-144

https://doi.org/10.22054/rlf.2026.90158.1227

Sharareh Chavoshian

Résumé L'objectif de notre étude est d’appliquer une approche psychanalytique d'après les théories de Gilbert Durand, philosophe français, connu pour ses théories sur l’imaginaire et la mytologie, explicitées dans son livre Les Structures anthropologiques de l’imaginaire, sur une sélection d’écrits chez Zoya Pirzad, romancière, nouvelliste et traductrice iranienne. Durand n’est pas très connu du grand public, contrairement à la société scientifique qui le reconnaît comme une grande figure dans le domaine de l’anthropologie et l’univers des symboles. Du côté de Pirzad, ce qui se fait remarquer, c'est la vie de tous les jours, avec au centre, la famille et surtout la femme et la maternité. Celles-ci se révèlent propices à une interprétation durandienne articulée autour des régimes diurne et nocturne. Nous allons ramener notre attention vers ses deux romans : C'est moi qui éteins les lumières, On s'y fera et une de ses nouvelles « Le Goût âpre des kakis » extraite du recueil qui porte le même titre. En mettant en parallèle les images des trois récits et nous appuyant sur la méthodologie de Durand, nous essayerons de découvrir le mythe personnel de l’autrice.

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Entre langues et silences : dynamiques de l’intraduisible et de l’implicite dans la traduction français–persan

page 164-145

https://doi.org/10.22054/rlf.2026.89952.1225

Sadaf Mohseni

Résumé Résumé :

Dans l’interaction entre le français et le persan, la traduction est confrontée à deux limites fondamentales et récurrentes : premièrement, « l’intraduisible », c’est-à-dire des mots, des expressions ou des concepts qui semblent n’exister que dans une seule langue ou culture et qui n’ont pas d’équivalent direct dans l’autre langue ; et deuxièmement, « l’implicite », c’est-à-dire ce que la langue suggère, insinue ou implique sans jamais l’énoncer clairement. Ces phénomènes, situés à la frontière entre linguistique, sémantique et études culturelles, sont mouvants et suscitent un débat entre ceux qui considèrent que rien n’est réellement traduisible et ceux qui estiment qu’un équivalent peut toujours être trouvé. L’intraduisible peut concerner des mots sans équivalent, des concepts culturels spécifiques ou des nuances de sens implicites. Dans la traduction entre le français et le persan, deux systèmes linguistiques et pragmatiques distincts, le traducteur doit constamment trouver un équilibre entre explicitation, fidélité à l’intention initiale et restitution naturelle du sens, tout en reconstruisant et réinterprétant le texte source.



Mots-clés : Traduction, intraduisible, implicite, français, persan, culture, linguistique

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L’impact des jeux pédagogiques sur l’enseignement des langues étrangères aux seniors

page 188-165

https://doi.org/10.22054/rlf.2026.90318.1229

Mina Mollaei, Leila Shobeiry

Résumé Cette recherche vise à évaluer l'efficacité d’une approche didactique ludopédagogique et collaborative dans l’enseignement du français langue étrangère auprès des apprenants âgés. Un dispositif expérimental a été mené durant dix séances successives auprès d’un groupe de onze seniors, pour observer l’impact des jeux pédagogiques, du travail collaboratif et de la médiation interactionnelle sur la motivation, la participation et la progression des acquis linguistiques.

L'objectif principal est d'analyser comment l'intégration de jeux peut améliorer la motivation, la mémorisation et l'interaction sociale des apprenants seniors, tout en favorisant leur développement personnel. Une méthodologie mixte a été employée, combinant des entretiens semi-structurés pour une analyse qualitative de l'expérience et des questionnaires structurés pour une évaluation quantitative des performances et de la satisfaction.

Les résultats obtenus attestent d'un impact significatif et profondément positif de ce dispositif ludique. L'approche géragogique, articulée autour du jeu, a renforcé la confiance en soi des participants, stimulé leurs fonctions cognitives et a conduit à une amélioration notable de leurs compétences linguistiques. La grande majorité des seniors interrogés exprime une excellente satisfaction et une forte intention de poursuivre leur apprentissage.

En conclusion, cette étude valide de manière empirique la pertinence de la ludopédagogie pour l'enseignement du FLE aux seniors, prouvant que l'apprentissage des langues est un outil essentiel de soutien au bien-être, à l'inclusion sociale et à un vieillissement actif et réussi.

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La figure féminine comme vecteur moral : de Saadi à La Rochefoucauld

page 218-189

https://doi.org/10.22054/rlf.2026.90463.1232

Sepideh Navabzadeh Shafiei, Behzad ... Hashemi

Résumé Bien que séparés par plusieurs siècles et appartenant à des contextes culturels radicalement différents, Saadi et La Rochefoucauld accordent un statut particulier à l'imagerie féminine dans leur perception morale. On peut dès lors s'interroger sur la capacité d’une symbolique partagée à nourrir des réflexions aussi contrastées de la morale, de la nature humaine et de la mission littéraire. Cette étude se fixe comme objectif de comparer la représentation de la femme chez Saadi et La Rochefoucauld afin de mettre en lumière les fondements éthiques, culturels et littéraires qui orientent leur vision respective. Cette recherche se base sur une démarche comparatiste, fondée sur une analyse critique des textes, orientée vers les contextes culturels, religieux et philosophiques de chacun.  Sous la plume de Saadi, la femme apparaît comme une médiatrice de sagesse : tantôt modèle de vertu, tantôt objet de mise en garde morale; symbolisant une perception optimiste et normative de la nature humaine, conformément à l’éthique islamique qui valorise vertu, tempérance et harmonie sociale. À l’inverse, chez La Rochefoucauld, la femme devient un véritable outil d'analyse morale: elle sert avant tout à dévoiler les ressorts de l’amour-propre, de la vanité et des illusions collectives qui structurent la société aristocratique de son époque. Ainsi, ce regard croisé révèle deux usages opposés de la figure féminine: un humanisme moral et éducatif chez Saadi, un scepticisme lucide et analytique chez La Rochefoucauld. Malgré ces divergences, les deux moralistes font de la femme l'indice central des valeurs et des conflits propres à leur temps.

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Auto-orientalisme et néo-orientalisme dans Passeport à l’iranienne de Nahal Tajadod : entre authenticité et reproduction des tropes orientalistes

page 240-219

https://doi.org/10.22054/rlf.2026.90096.1226

زینب رضوان طلب, سعید نصرآبادی

Résumé Cet article analyse le roman Passeport à l’iranienne (2009) de Nahal Tajadod à travers les cadres théoriques de l’orientalisme (Edward Saïd), du néo-orientalisme et de l’auto-orientalisme ( Melani McAlister). Il met en lumière la tension entre le regard « intérieur » de l’auteure, née en Iran, et son regard « extérieur » façonné par son expérience occidentale. L’étude démontre comment le récit, tout en se présentant comme une voix authentique, reproduit et valide des tropes orientalistes classiques. Trois axes structurent l’analyse : La logique binaire, opposant un Paris rationnel et ordonné à un Téhéran chaotique et dysfonctionnel. La citationalité, qui mobilise des stéréotypes préexistants tels que le ta’arof, la primauté des réseaux personnels sur la loi, ou la nostalgie d’une Perse idéalisée. La féminisation de l’Orient, où l’Iran est représenté comme un espace émotif et ritualisé, observé par une narratrice occidentalisée et distanciée. À travers cette lecture, l’article montre que le roman illustre un phénomène d’auto-orientalisme : une écriture qui, sous couvert d’authenticité, participe à la consolidation des cadres de représentation orientalistes, tout en révélant les ambiguïtés de la littérature diasporique post-11 septembre.

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Les relations matrimoniales entre normes patriarcales et cadre éthico-religieux : une lecture comparée de Jane Dieulafoy et Sardar Maryam Bakhtiari

page 265-241

https://doi.org/10.22054/rlf.2026.90521.1233

مریم شریف

Résumé Longtemps fondée sur des sources occidentales, l’historiographie des femmes iraniennes à l’époque qâjâre peut aujourd’hui être renouvelée grâce aux sources endogènes, rendant nécessaire une relecture critique des récits européens. La comparaison de ces deux sources permet de mieux cerner les limites et les intentions des voyageurs et voyageuses européens. Cette étude se propose d’évaluer la représentation qu’offre Jane Dieulafoy de l’institution matrimoniale chez les nomades et les citadins, en la confrontant au témoignage de Sardar Maryam Bakhtiair. Partant de l’hypothèse selon laquelle la voyageuse ne pouvait, ni ne voulait, se départir de ses préjugés orientalistes, au sens qu’Edward Saï attribue à ce terme, l’analyse montre qu’elle ne prend pas en compte la primauté des règles patriarcales sur les normes éthiques ou religieuses. Cette étude comparée a essayé de démontrer comment les mémoires, en tant que source historique locale et archive de l’intime, permettent d’évaluer de manière critique les sources exogènes et de déconstruire le discours orientaliste des voyageurs européens.

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La recherche du sens caché dans Apparition de Guy de Maupassant

https://doi.org/10.22054/rlf.2026.89409.1224

zahra Abangah

Résumé En prenant en compte le fantastique comme la présence de surnaturel dans un récit réaliste, et en remettant en question la réalité à travers le rêve et le surnaturel, Guy de Maupassant est reconnu comme l'un des écrivains les plus remarquables de la littérature fantastique. Ses histoires se déroulent dans la réalité quotidienne, mais la peur du surnaturel est l'un des sujets abordés dans ses œuvres. Dans Apparition, l’une de ses nouvelles, il est confronté à l’angoisse provoquée par l’illusion. À cette occasion, nous allons chercher des signes fantastiques dans Apparition pour trouver le sens. Donc, il est important de répondre à ces questions : Quel sens est caché derrière la structure du récit? Comment peut-on saisir le sens contenu dans cette nouvelle ? Cette recherche se déroule en utilisant la sémiotique. Une approche qui permettra de trouver un sens dans le contraste entre la nature et le surnaturel. À la fin, nous comprendrons que la peur d’une apparition ambiguë est omniprésente dans l’histoire.